Correspondance avec Anne-Sophie Sylvestre

par | 13 mai 2008

Chers Vénus et Alexandre,

Merci d’avoir lu mon livre, de l’avoir aimé et de prendre la peine de me le dire.

Je vais essayer de répondre le mieux possible à vos questions.

– Est-ce que l’Abbé Vermont a vraiment existé ?

Oui. Il était bien bibliothécaire au collège des Quatres-Nations et il a rejoint Marie-Antoinette comme professeur de français quand elle avait douze ans. Il est resté ensuite auprès d’elle presque toute sa vie. Il a été son conseiller et son confident, mais toujours de manière très discrète, ce qui fait qu’on ne sait pas beaucoup de choses sur son vrai caractère. On ne connaît même pas de portrait de lui. Quand je raconte ses réflexions, ses rêveries, ses conversations, je m’introduis dans le personnage, je me l’approprie, c’est ce qu’on appelle faire du roman.

– Ecrire des livres, est-ce votre passion ou votre métier ?

Les deux 🙂

– Est-ce qu’ un de vos ancêtres a vécu à cette époque ?

Plusieurs, comme tout le monde, comme vous aussi. Je crois qu’aux alentours de 1770, j’en avais un marchand à Argenton-sur-Creuse, et un autre professeur de mathématiques en Allemagne.

– D’où vient votre inspiration ?

Je ne sais pas. Sans doute d’avoir beaucoup lu. J’ai toujours aimé raconter des histoires. J’aime créer des personnages, m’introduire dans leur individualité, imaginer des paysages, des décors, des situations, des couleurs, des odeurs…

– Combien de temps vous a-t-il fallu pour écrire ce livre ?

Un peu plus de six mois, je crois. En travaillant tous les jours plusieurs heures.

Si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez approfondir certaines réponses, n’hésitez pas.
Merci de l’intérêt que vous prenez à mes livres.
Je vous embrasse, Anne-Sophie.


Bonjour chères Mélodie, Sandy et Cindy,

Vous avez des noms ravissants qui ressemblent à un poème.
Bravo de participer à ce ce prix. Merci d’avoir lu mon roman et de l’avoir aimé.
Je vais essayer de répondre le mieux possible à vos questions.

– Avez-vous fait d ’autre ouvrages si oui lequel ?

Quelques uns, entre autres, il y a la suite de Marie-Antoinette, deux autres volumes.

Pourquoi avez vous choisi un thème du 18eme siècle ?

Je ne sais pas. Cette histoire m’a plu, j’ai eu envie de la raconter. Je n’ai pas de thème ou d’époque favorite, mes histoires vont de l’Antiquité et de la Mythologie à Internet, en passant par le fantastique. Mais il est vrai que j’adore l’histoire.

Si vous avez d’autres questions ou si vous souhaitez approfondir certaines réponses, n’hésitez pas.
Merci de l’intérêt que vous prenez à mes livres.
Je vous embrasse, Anne-Sophie.


Chère Anne-Sophie,
Nous nous appelons Valérine et Titouan. Nous participons au Prix du Roman Historique jeunesse du Loir-et-Cher. Nous sommes en classe de 5è3 au collège Augustin Thierry de Blois . Nous avons beaucoup aimé votre livre Marie-Antoinette (surtout Titouan qui a lu la suite) , Valérine a eu quelques difficultés sur le thème (elle préfére l’aventure).
Nous aimerions vous poser une question :

Pourquoi avez-vous écrit sur le thème de Marie-Antoinette ?

Nous vous remercions de votre compréhension et attendons avec impatience votre e-mail !
Valérine et Titouan.

Bonjour chers Titouan et Valérine, et merci d’avoir lu mon livre.

Alors, pourquoi le thème de Marie-Antoinette ? Je ne sais pas très bien. Je crois que le déclic, cela a été les lettres que Marie-Antoinette et Marie-Thérèse se sont envoyées et qui commencent par « Madame ma très chère mère » et « Madame ma très chère fille ». J’ai eu à ce moment là l’intuition que l’histoire de Marie-Antoinette, c’est avant tout l’histoire d’une mère et d’une fille, séparées et pourtant très proches. Et cela m’a fasciné, et j’ai eu envie de m’introduire, un peu comme un voleur, dans cette relation. Est-ce que cela vous parait clair ? Non ? C’est normal, pour moi aussi c’est très compliqué.

La deuxième raison, qui est un peu venue ensuite, c’est que les gens ont souvent des visions très exagérées de Marie-Antoinette. On la présente parfois comme une très vilaine femme égoïste qui aurait dit :

« si les pauvres n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche ! » Avant tout, c’est archi faux, elle n’a jamais dit ça. J’ai eu envie de raconter ce que je crois, c’est à dire qu’elle était en fait une jeune fille très normale, presque ordinaire, presque moderne, très touchante dans ses qualités et ses défauts.

Je comprends très bien Valérine qui préfère l’aventure. Moi aussi, c’est pour cela que j’arrête Marie-Antoinette au tome 3 pour écrire des trucs plus remuants. Toutefois, l’histoire de Marie-Antoinette est en quelque sorte une aventure.

Je vous remercie et vous souhaite un bon 3è trimestre 🙂

Anne-Sophie Silvestre