Correspondance avec Margot Bruyère

par | 8 janvier 2012

Les élèvesde 5ème A du collège Léonard de Vinci à Romorantin, ont lu L’Oreille d’or du Docteur Laennec.
Puis ils ont envoyé leurs questions concernant le livre et le travail d’écriture à l’auteur : Mme Margot Bruyère.
Cette dernière leur a rapidement répondu et a volontiers partagé son enthousiasme pour son personnage.

Margot Bruyère         L'oreille d'or du Dr Laennec

Margot Bruyère (Site personnel)

Réponses aux questions des élèves du collège Léonard de Vinci.

Comment avez -vous eu l’idée de faire un livre sur Laennec ?

Grâce à Chateaubriand! J’aime beaucoup Chateaubriand et j’ai écrit deux romans
sur lui: « L’Enfant d’outre-tombe » pour adultes, et « Chateaubriand et l’enfant mystérieux » pour adolescents.
En étudiant la vie de Chateaubriand pour écrire ces romans, j’ai découvert que le
Dr Laennec était son médecin et ami. Donc, j’ai décidé d’en savoir plus sur Laennec… et
j’ai découvert un homme extraordinaire. Cela m’a donné envie d’écrire sa vie. J’ai
d’abord écrit un gros livre de 400 pages pour adultes « Laennec, l’homme à l’oreille
d’or »; puis un livre pour les adolescents « L’oreille d’or du Dr Laennec ».

Pourquoi avez- vous choisi le Docteur Laennec comme héros de votre livre et pas une
autre personne, un autre grand médecin ?

En partie grâce à Chateaubriand comme je viens de le dire, et en partie parce qu’il
était breton (comme moi), né à Quimper (comme moi), sur le quai de l’Odet (comme
moi)! J’avais un vieil ami qui était médecin lui aussi et lorsque je lui ai parlé de
Laennec, l’inventeur du stéthoscope, il m’a répondu « oh! le stéthoscope, ce n’est pas le
plus important. Le plus important, c’est le traité d’auscultation médiate ». Cela a attisé
ma curiosité et j’ai étudié très à fond la vie de Laennec. Mais j’ai également étudié un
peu la vie des autres grands médecins de cette époque.

Avez-vous aussi écrit la partie documentaire à la fin du livre ?

Oui, j’ai tout écrit. Etant donné que j’avais passé quatre années à étudier la vie de
Laennec et à l’écrire, j’étaits bien documentée. J’ai aussi une importante iconographie
(portraits, caricatures, photos.) que je montre lorsque je fais des causeries sur
Laennec.

Est-ce que c’était difficile de trouver des informations sur Laennec ?
Quels documentaires avez-vous étudiés ?

Non, ce n’était pas très difficile. J’habite à côté de Quimper, et je suis allée à la
bibliothèque municipale, aux archives de l’Evêché (Laennec était un ami de l’évêque et
ils s’écrivaient souvent), et aux archives départementales; j’ai trouvé beaucoup de
documents et de livres sur Laennec. Je suis aussi allée voir la maison de Laennec à
Douarnenez et j’ai parlé avec des personnes de sa famille; je me suis promenée à
Quimper, à Nantes et à Paris dans les quartiers que fréquentait Laennec.

Est-ce que vous êtes allée dans des musées pour vous documenter?

Oui, bien sûr! Je suis allée au musée Laennec à Nantes (Laennec a fait ses études à
Nantes), au musée de la médecine à Paris, et au musée de l’Assistance Publique
également à Paris. J’ai vu les instruments de médecine utilisés à l’époque de Laennec
et son fameux stéthoscope; j’ai également vu comment on vivait et opérait autrefois
dans les hôpitaux: avec des instruments assez barbares et sans eau ni électricité!

Avez-vous écrit d’autres livres ?

Oui, j’en ai écrit une quinzaine. Si cela vous intéresse, vous pouvez aller sur mon
site: www.margot-bruyere.fr. À la rubrique « bibliographie » vous verrez les
couvertures de tous les livres que j’ai écrits. En cliquant sur la couverture, vous saurez
comment j’ai eu l’idée d’écrire le livre et vous pourrez télécharger le premier
chapitre.

Avez-vous d’autres projets d’écriture ?

Oui. Je suis en train de préparer un livre sur Mandrin, qui était un brigand du XVIIIe
siècle (le siècle de Louis XV) en Savoie. J’ai déjà écrit la vie de deux autres brigands:
Marion du Faouët en Bretagne, et Cartouche à Paris, qui vivaient à la même époque. Ces
trois livres sont également pour les ados.
Quand j’aurai fini Mandrin, je compte m’attaquer à u autre projet, toujours pour les
ados.